
- On relie bleu avec bleu, vert et jaune avec vert et jaune, et la phase (rouge, marron ou noir) avec la phase.
- Coupez au tableau, puis vérifiez l’absence de tension au testeur avant de toucher un fil.
- Le Wago à levier est mon choix pour un débutant, car il accepte fils rigides et souples, et le contrôle se voit.
- Toute connexion reste accessible, dans une boîte avec couvercle (NF C 15-100), jamais noyée dans le plâtre.
- Je m’arrête si un fil ne correspond à rien de connu ou s’il s’agit de créer ou déplacer un circuit.
Pour raccorder des fils électriques, coupez d’abord le courant au tableau, puis reliez les fils de même rôle dans un connecteur adapté, rangé dans une boîte accessible. C’est un geste de 15 minutes sur un luminaire ou une prise existante. Ce n’est plus un geste de bricoleur dès qu’il faut créer un point, déplacer un circuit ou toucher au tableau.
Raccorder des fils électriques soi-même : à quelles conditions ?
Vous pouvez le faire pour remplacer un appareil sur un circuit existant (luminaire, prise, interrupteur), à condition de savoir à quoi sert chaque fil. Je le range donc dans « je vérifie avant de continuer ». Le geste est simple, mais l’état de l’installation ne se devine pas.
Je fais venir un électricien pour tout ce qui modifie un circuit fixe : ajouter une prise sur une ligne, déplacer un point lumineux, passer un câble de section différente, intervenir au tableau. La NF C 15-100, la norme française des installations électriques dans les logements, fixe les règles. Je la lis, je ne la réinterprète pas.
Couper le courant avant de toucher un fil
Coupez le disjoncteur du circuit concerné au tableau, pas seulement l’interrupteur de la pièce. Collez un ruban sur la manette avec un mot, pour qu’on ne la remonte pas pendant que vos mains sont dans la boîte.
Puis vérifiez. Les étiquettes du tableau sont souvent fausses ou effacées. Prenez un testeur de tension, essayez-le d’abord sur une prise qui fonctionne pour voir qu’il réagit, puis contrôlez chaque fil à raccorder. Si le testeur signale de la tension alors que tout est coupé, arrêtez-vous. Vous n’avez pas le bon circuit.
Que signifient les couleurs des fils ?
Dans une installation récente, le code est stable. Le bleu est le neutre. Le vert et jaune est la terre. La phase, le fil qui porte la tension, est rouge, marron ou noir.
Sur un va-et-vient (deux interrupteurs pour une même lampe), les fils de retour, appelés navettes, ont souvent une autre couleur, orange ou violet. Avant de débrancher, prenez une photo de la boîte et repérez chaque fil avec un morceau de ruban. Sur une installation ancienne, les couleurs ne prouvent rien. Un fil bleu a pu servir de phase.
Domino, Wago à levier ou push-in : quel connecteur choisir ?
Trois familles servent à raccorder deux fils ou plus. Le tableau les compare sur ce qui compte au quotidien, les fils acceptés et ce que vous voyez une fois la connexion faite.
| Connecteur | Fils acceptés | À retenir |
|---|---|---|
| Wago à levier (série 221) | Rigides, souples et semi-rigides, de 0,14 à 4 mm² ; 2 à 5 entrées | Dénudage d’environ 11 mm, boîtier transparent, on contrôle l’insertion. Mon choix. |
| Wago sans levier (série 2273) | Fils rigides uniquement, de 0,5 à 2,5 mm² | Compact, pratique en boîte d’encastrement. Un fil souple n’y tient pas. |
| Domino à vis | Rigides et souples selon le modèle | Bon marché, mais le serrage à la vis se contrôle à la main. Un domino mal serré chauffe. |
Pour un premier raccordement, je choisirais le Wago à levier : on relève le levier, on glisse le fil, on rabat. Le dénudage idéal est gravé sur le côté du connecteur. Gardez toujours la même marque pour un même circuit, les capacités ne sont pas interchangeables. Le détail des modèles est sur la page de questions fréquentes de Wago.
Raccorder deux fils électriques pas à pas
- connecteurs adaptés à la section des fils (Wago 221 ou dominos)
- pince à dénuder, ou pince coupante et cutter
- testeur de tension
- tournevis isolé
- lampe frontale
- ruban et marqueur pour repérer les fils
- embouts de câblage, si les fils sont souples et que vous utilisez des dominos
- couvercle de boîte de rechange
- Coupez et vérifiez. Disjoncteur coupé, ruban sur la manette, testeur passé sur chaque fil. Le contrôle doit être nul avant d’aller plus loin.
- Repérez et photographiez. Notez ce qui va où, surtout sur un luminaire ou un interrupteur à plusieurs fils.
- Dénudez. Retirez l’isolant sur la longueur gravée sur le connecteur, autour de 11 mm pour un Wago. Les brins ne doivent pas être entaillés. Sur un fil souple, ne laissez aucun brin écarté.
- Insérez. Levier relevé, glissez le fil à fond, rabattez le levier. Tirez doucement sur le fil. Il ne doit pas bouger. Un seul fil par entrée, sauf indication contraire du fabricant.
- Rangez. Posez le connecteur dans la boîte, sans tirer sur les fils, et refermez le couvercle. Rétablissez le courant, puis testez l’appareil.
Ce que dit la NF C 15-100 sur les connexions
La norme demande que toute connexion reste accessible, dans une boîte de dérivation avec couvercle ou dans l’appareil prévu pour. Elle exclut les connexions noyées dans un mur ou cachées derrière un habillage fixe. Un connecteur posé en vrac dans une cloison n’est donc pas conforme, quelle que soit sa marque.
En pratique, si pour atteindre la connexion il faut casser quelque chose, elle est mal placée. Et si votre assurance doit un jour regarder l’installation, c’est ce point qu’elle regardera en premier.
Où s’arrêter quand on raccorde des fils
Si vous ne parvenez pas à couper le courant avec certitude, ou si le testeur signale de la tension circuit coupé, ne touchez à aucun fil. Appelez un électricien.
Arrêtez-vous aussi devant des fils dont l’isolant s’effrite, des fils sous tissu, ou des conducteurs de couleurs inconnues que vous ne savez pas identifier. Une installation de ce type se reprend, elle ne se rafistole pas.
Dénuder trop long, ou croire qu’un nœud et du ruban adhésif tiennent lieu de connexion. Un fil qui dépasse du connecteur peut toucher son voisin, et un nœud chauffe avec le temps.
Sur mon premier luminaire, j’avais laissé un brin de cuivre hors du domino, sans m’en rendre compte. Le disjoncteur a sauté à la remise du courant. Depuis, je tire sur chaque fil et je regarde la connexion avant de refermer.
Le verdict de Thierry
- l’installation est récente et les couleurs correspondent au code bleu, vert et jaune, phase
- vous remplacez un appareil sur un circuit existant, sans rien ajouter
- la boîte de dérivation est accessible et peut recevoir un couvercle
- le testeur confirme l’absence de tension
- vous devez créer un point, déplacer un circuit ou intervenir au tableau
- les fils sont sous tissu, abîmés ou de couleurs que vous ne reconnaissez pas
- la connexion à refaire est noyée dans un mur ou une cloison
- le disjoncteur saute dès la remise du courant
Pour raccorder des fils électriques sur un circuit existant, je prendrais des Wago à levier, je couperais au tableau et je testerais chaque fil. Si le doute persiste sur un seul fil, je ferais venir un électricien. Le rebouchage et la remise en place du luminaire, ensuite, c’est pour vous.
Questions fréquentes sur le raccordement des fils
Un Wago peut-il rester sans boîte de dérivation ?
Non. Le connecteur lui-même est sûr, mais la norme demande que la connexion soit accessible, dans une boîte avec couvercle. Un Wago libre dans une cloison est une non-conformité.
Peut-on mélanger fil rigide et fil souple ?
Dans un Wago à levier de la série 221, oui, le fabricant l’autorise. Dans la série 2273 sans levier, seuls les fils rigides passent. Avec des dominos, torsadez ou sertissez un embout sur les fils souples.
Faut-il quand même un testeur si j’ai coupé le disjoncteur ?
Oui. Un tableau mal étiqueté ou un circuit alimenté par deux disjoncteurs est fréquent dans une maison ancienne. Le testeur seul prouve l’absence de tension.
Un nœud avec du ruban adhésif suffit-il ?
Je ne le ferais pas. Le ruban se décolle avec la chaleur et le nœud se desserre. Un connecteur prévu pour la section des fils coûte moins de 2 € l’unité et se contrôle d’un coup d’œil.
